Je suis tombé sur cet article d’Hélène Baribeau un peu long mais très intéressant car il évoque l’association National Association to Advance Fat Acceptance (NAAFA)
En deux mots, cette association, née il y a maintenant 40 ans, lutte pour l’amélioration de la qualité des vie des personnes qui ont un surplus de poids. Ce qui est le plus frappant, c’est l’aspect psychologique de la question. Dans un sens on peut dire que cette association a perdu la première bataille de son combat, car malgré toutes ces années, ce sont bien les médias qui ont toujours le dessus. D’un autre coté c’est aussi ce qui donne encore plus de légitimité à cette association, dont le nombre de membres ne cesse de croitre et de façon exponentielle.
Les personnes en surpoids sont conditionnées, depuis leur naissance , et se sentent de plus en plus coupables de cette situation de surpoids vis à vis de la société qui non seulement ne les intègre pas, mais en plus les montre du doigt à chaque nouvelle occasion qui se présente, en affichant une fausse image de la diversité des individus vis à vis de leur poids. 95% des personnes dites « publiques » sont, il faut le savoir, en sous-poids, que ce soit à la télévision, dans les magasins, les manifestations culturelles, ou même certains services administratifs. Et il s’agit bien d’un souspoids véritable, qui est tout aussi dangereux pour la santé qu’un surpoids, et qui aurait donc tout autant de raisons d’être montré du doigt à défaut de nécessiter des soins urgents.
Ceci engendre du stress, et un sentiment d’obligation de « se soigner », c’est à dire de perdre du poids à tout prix, au point que cela peut devenir une véritable obsession au quotidien et… leur ruiner la vie. C’est évidemment une voie sans issue qui ne peut conduire qu’à l’auto-enfermement et à une forme de soumission que bien peu de gens pourraient regarder en face. Le stress et la frustration vont venir s’ajouter aux problèmes bien connus de cholestérol, de diabète, et autres, qui sont déjà les conséquences directes du surpoids.
Ce mouvement associatif prend donc le problème à contre-pied de la société, en proposant un programme permettant aux personnes en surpoids de se sentir mieux… de se sentir tout simplement quelqu’un. La base de ce programme consiste à ce que la personne accepte son poids, et adapte sa vie à ce poids plutôt que d’en subir en permanence les effets. En aucun cas il ne s’agit pour autant de pousser les gens à devenir obèses, et en aucun cas il ne s’agit d’empêcher les associations de prévention de l’obésité de faire leur travail qui reste essentiel !
D’ailleurs au fil du temps il s’avère très souvent qu’une conséquence du bien-être d’une personne en surpoids soit… une perte de poids naturelle
Alors qu’en pensez-vous ? Faut-il gâcher toute sa vie pour grappiller quelques années de plus… ou simplement cultiver le bonheur pendant de longues années de zénitude au risque d’être victime de problèmes cardiovasculaires un peu plus tôt que la moyenne ?
Pour aller plus loin :
Fat Poets Speak: Voices of the Fat Poets' SocietySmart, sassy, sensual and soulful -- five women share the poetry & process of fat embodiment. In a sociocultural climate in which fat bodies are considered diseased and blamed for everything from rising medical costs to global warning, it takes courage for fat women, especially, to express anything but shame about their bodies. Fat Poets Speak is part of and intended for the growing movement reclaiming "fat" as a valid way to exist in the world. The Fat Poets' Society was born during a poetry workshop at the 2006 annual convention of the National Association to Advance Fat Acceptance, a civil rights organization. The poets are donating their royalties to NAAFA.

