Faisons les présentations, pour commencer : qu’est-ce que le Xylitol ?
Il s’agit avant tout d’un édulcorant, c’est à dire d’une substance qui modifie le goût.
On le trouve de façon naturelle dans un certain nombre de fruits et légumes, par exemple les endives ou les framboises. Le corps humain en contient aussi de façon naturelle en faible quantité.
Dans le commerce alimentaire, le Xylitol utilisé est le plus souvent extrait du bois de bouleau qui en contient de fortes concentration, ce qui explique que les régions où pousse le bouleau sont aussi les premières à avoir remplacer le sucre par le Xylitol. C’est notamment le cas en Finlande par exemple.
Bref, quel est l’interêt ? Hé bien c’est tout simple, le Xylitol a un goût de sucre, au point qu’il est difficile même pour un fin palais de faire la différence avec du saccharose, et pourtant le Xylitol, à quantité égale, apporte presque 2 fois moins de calories à votre organisme… sympa non ?
Médicalement le Xylitol est très intéressant
Il n’est pas acidifiant pour l’organisme et son taux de glucose est très faible.
Au niveau de la bouche par exemple, les autres sucres démultiplient la prolifération des bactéries au point de faire chuter le pH, ce qui est la première cause de formation des caries. Les autres sucres sont adhésifs et contribuent fortement à la formation de la plaque dentaire, cet effet adhésif est quasiment inexistant avec le Xylitol. Mieux, des études ont montré que l’absorption régulière de Xylitol à la place du sucre pouvait arrêter la progression des caries, voir chez de jeunes patients les résorber, ceci grâce aux propriétés ionisantes du Xylitol.
Plusieurs protocoles thérapeutiques à base de Xylitol sont en train de voir le jour, notamment pour la prévention et la lutte contre les ulcères, contre certains cancers de l’estomac, et plus étonnant, contre les inflammations du tympan chez les jeunes enfants. En fait, le Xylitol est capable d’empêcher le développement de la plupart des bactéries indésirables.
En parallèle, le Xylitol est de plus en plus prescrit aux diabétiques, car une autre de ses propriétés est qu’il se diffuse de façon très régulière dans l’organisme, ce qui rend plus aisé la gestion du taux de glycémie tout au long de la journée.
A titre préventif, il est recommandé de consommer entre 5 et 10g de Xylitol par jour (en plusieurs prises), compte tenus de ses nombreux bienfaits.
Notez que si vous voulez utiliser le Xylitol dans vos propres plats, il faut réduire d’environ 40% la quantité par rapport a du sucre, car son pouvoir sucrant augmente pendant la cuisson. Encore faut-il aussi réussir à en trouver dans le commerce, c’est encore assez difficile.
En attendant, gageons que de plus en plus de produits industriels vont utiliser le Xylitol à la place du sucre, confitures, boissons fruitées, yaourts et desserts, patisseries… les possibilités sont nombreuses et au vu de toutes ses qualités, les consommateurs ne pourront qu’apprécier !
Pour aller plus loin :
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Les origines sociales des femmes influent directement leurs sensibilités à la prise de poids
C’est un sujet un peu tabou et pourtant, une étude de l’INRA commencée en 2005 sur un échantillon de 3 groupes de femmes démontre que c’est une réalité, la catégorie sociale et professionnelle d’une femme est déterminante sur sa propension à prendre du poids, et aussi sur sa façon de gérer le problème. Le phénomène est beaucoup moins marqué chez les hommes au point qu’il est impossible pour le moment d’en tirer des conclusions fermes.
Contrairement à ce que la majorité des gens pensent, ou veulent penser, le comportement personnel d’une femme n’est pas le seul responsable de sa situation pondérale. L’autre moitié du problème a pour origine son groupe social, et notamment son environnement professionnel et familial, ainsi que ses origines sociales.
Les femmes des milieux populaires ont plus de chances d’être ou de devenir obèses que les femmes évoluant dans les milieux plus aisés. L’âge, la profession, et même le lieu de naissance ou le niveau d’étude permettraient de déterminer avec une bonne précision un indice de risque d’obésité.
La volonté de perdre du poids est sensiblement égale chez la plupart des femmes, mais la représentation du corps idéal, et les exigences faces à leur propre silhouettes sont très différentes. Dans les milieux ouvriers, les femmes sont beaucoup moins obnubilées par leur poids que chez les cadres. Elles pratiquent moins de sport, et évidemment consomment moins de produits liés à la perte de poids. Chez les femmes qui ne travaillent pas, la condition sociale est presque le seul facteur déterminant. Cependant si on tient compte de la position sociale des femmes, c’est à dire du fait que dans le milieu ouvrier il y a plus de femmes au foyer que dans les classes sociales supérieures, on constate alors que la majorité des femmes au foyer ont une corpulence plutôt au dessus de la moyenne. Ce constat s’explique probablement aussi par un certain repli sur soi du fait de leur vie domestique.
Au delà du simple souhait de perdre du poids et des référents que chaque femme utilise dans son environnement, l’INRA montre également que l’alimentation des classes populaires est moins équilibrée, moins variée, notamment pour les fruits et les légumes, ce qui conduit évidemment à une prise de poids plus fréquente. L’un dans l’autre ceci fait le bonheur des vendeurs de produits de lutte contre la prise de poids ou de régime, car les classes sociales qui ont le soucis d’entretenir leur ligne sont aussi celles qui ont un pouvoir d’achat supérieur.
D’autres facteurs entrent en jeu comme par exemple le fait que dans les couches sociales populaires l’ennui, les problèmes personnels, et les conditions socio-économiques plus précaires prennent le dessus par rapport au fait de manger sains, faire du sport, et plus généralement faire attention à sa propre santé ou condition physique.
3 groupes de femmes se détachent donc de cette étude : chez les femmes ayant un travail non qualifié ou épisodique, le fait de faire un régime est d’abord un travail sur soi et une volonté d’ancrage social – lié probablement à la pression médiatique. L’indicateur principal de succès est le chiffre indiqué par leur pèse-personne ; chez les femmes plus âgées ou ayant un position professionnelle stable dans un bureau, le régime est motivé par un soucis de santé et d’esthétique, l’apparence étant une garantie de conservation de leur position sociale ; enfin il y a la troisième catégorie de femmes chez qui le régime est la seule façon de soigner un corps en danger, médicalement parlant. Chez ces femmes l’obésité est vécue comme une véritable maladie, physiquement et psychologiquement.
Pour aller plus loin :